En intermission...
Par Adeline le mercredi 7 novembre 2007, 14:42 - Emploi - Lien permanent
... ou je l'espère bien.
J'ai donc fini ma mission intérim le 24 octobre, il y a 15j. Elle a été très formatrice et ça m'a donné envie de continuer dans l'intérim. Je n'ai encore rien trouver de concret mais quelques petites choses pointent leur nez ici ou là. Reste à voir si mon profil correspond bien au poste.
J'ai donc bon espoir.
Et puis, mes galères avec les Assedic, l'ANPE et l'APEC vont reprendre. Enfin, je n'ai jamais eu de galère avec l'APEC pour l'instant, j'ai même rendez-vous avec ma conseillère lundi prochain.
Mais avec les Assedic, je ne vous dis pas !
En fait, je n'en ai pas parler sur ce blog car j'avais honte. Honte de quoi ? Maintenant, je veux bien en parler car les Assedic me tombe dessus et je suis cassée moralement.
Il y a un an, mon employeur m'a mise dehors sans raison valable après 2 ans de cdi. Soit disant je mettais en péril la société !? Bon, ça ne l'a pas empêcher de me faire faire mon préavis de 3 mois car il avait encore besoin de moi...
Vous comprenez bien que moi au départ je ne voulais pas être licenciée, surtout pour des choses que je n'ai pas faites. Aucun accord n'a pu être trouvé (il ne me l'a même pas proposé), et je n'ai eu que les indemnités minimales.
J'étais au plus mal, je ne comprenais pas, mais j'étais décidée de mener de front ma recherche d'emploi et aller aux Prud'hommes pour avoir gain de cause.
A la conciliation, il a reconnu ses torts. J'ai eu des indemnités de préjudice. J'étais contente car il a reconnu publiquement que ce licenciement était abusif. Pour moi, c'était enfin une histoire terminée, et je n'ai pas eu à aller jusqu'au jugement, ce qui aurait été très dur et très long.
Mais voilà, ce n'était pas terminé. Enfin avec les Assedic. Et ben oui, pour eux la conciliation, c'est comme si j'avais négocié mon licenciement le jour de mon entretien préalable. Et du coup, ils me réclament tout ce qu'ils m'ont versé de mars à mai, soit quasiment tout, puisque j'ai travaillé de juin à octobre.
Je me suis renseignée, je n'ai aucun recours.
Je suis dégoutée. J'ai cru que j'avais un emploi stable, je n'ai pas fait d'erreurs, je me suis fait jetée, je me suis battu, j'ai eu gain de cause, et les Assedic passent derrière pour m'enfoncer complètement. C'est comme si ils étaient du côté de mon employeur, qu'ils lui donnent raison. Que je n'avais pas mérité ces allocations chômage... bref que c'est de ma faute si on m'a licenciée.
Et le comble dans tout ça, c'est qu'ils m'ont dit que mon chômage aller être prolongé de 2,5 mois, donc je récupèrerai mon argent à la fin de mon chômage, soit dans 23 mois ! Non, je ne rigole pas, les Assedic m'ont plus ou moins conseiller de rester au chômage pendant presque 2 ans... Si Sarkozy savait ça !
Bref, vous comprenez que le cdi, je ne veux plus trop en entendre parler pour l'instant, même si dans de nombreux cas ça se passe bien. Je suis trop méfiante maintenant. Et je préfère donc garder ma liberté, comme c'est possible de le faire en intérim. En plus, on peut quand même cumuler de l'ancienneté avec l'intérim.
Voilà, vous comprendrez peut être un peu mieux pourquoi j'ai passé tant d'entretiens et que ça ne marche jamais.
Commentaires
C'est logique que tu restitue aux Assedic les sommes demandées, tu ne peux pas percevoir un salaire ( tes indemnités légales régularisé suite aux prud'homme à postériori) et des indemnités Assedic en même temps, celles-ci démarrant seulement à la fin de ton préavis et de tes congés payés lors d'un licenciement. Donc les Assedic ont revu ta situation une fois le jugement rendu par les prud'homme et cela a fait apparaitre qu'au moment ou tu percevais tes indemnités et bien en réalité, c'est comme si tu étais encore salariée de l'entreprise.
Tu as eu de la chance que cela soit réglé aussi rapidement, à la première conciliation car dans mon cas personnel de licenciement pour faute grave sans motif ( systéme en vogue à "l'américaine" ), donc licencié sur le champs après 15 ans d'ancienneté, ce fût conciliation, 1er Instance et Appel en cours de justice, le tout ayant demandé 5 ans de procédure, avec au final récupération d'une partie des sommes demandées (12 mois de salaires quand même) mais uniquement les indemnités légales car pour la partie préjudice, mon employeur ayant déposé le bilan entre temps, le repreneur lui n'était pas soumis au paiement d'un préjudice quelconque n'étant pas l'auteur du licenciement au moment des faits.
Ensuite les Assedic m'ont réclamé le remboursement de l'équivalent de 2 à 3 mois de salaire correspondant à mes 3 mois de préavis +1 mois congés payés non réglés lors de mon licenciement par mon ex- employeur, mais ensuite condamné à me les verser, 5 ans plus tard par la décision de la cour d' Appel.
En fait la somme réclammée par les Assedic est inférieure aux salaires versés et faisant l'objet de la régularisation, car les Assedic ne payant que 57,6% du salaire brut en indemnités (selon le niveau de salaire perçue).
Ensuite je comprend ton amertume de te faire "jeter" aprés 2 ans en t'étant investit avec force dans ton emploi, moi c'était aprés 15 ans et d'une manière très expéditive.... Il faut être blindé pour pouvoir rebondir rapidement, chose qui n'est pas donnée à tout le monde et garder pour soi, cette mauvaise expérience qui a aussi le mérite d'avoir du positif afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs d'investissement personnel chez un nouvel employeur, car on est tous jetable à un moment ou à un autre !!!!